4 paris risqués qui ont changé mon année


Aujourd'hui, je veux vous parler de faire des paris et prendre des risques.

Car, je me suis rendu compte qu'en 4 ans d'entrepreneuriat, c'était beaucoup plus facile au début pour moi de prendre des risques que maintenant.

Et c'est paradoxal parce qu'on dit toujours qu'il faut oser se "lancer".

Je trouve qu'oser au début, c'est facile parce qu'on n'a rien à perdre :

  • Quand tu n'as jamais publié sur LinkedIn, tu n'as pas de statut à perdre - au pire, tu ne peux pas faire moins que zéro vue
  • Quand tu lances une offre, tu ne peux pas faire moins que zéro

Sauf que, plus tu grandis et plus tu vas créer un standard de réussite à tes yeux. Tu vas commencer à savoir quand une offre a marché, quand ton mois a fait ton chiffre d'affaires.


Thème : Pourquoi il est plus difficile d'oser quand on réussit

Temps de lecture : 7 minutes

Dans cette newsletter :

  • Pourquoi ça devient plus difficile de prendre des risques avec le temps
  • Ce n'est pas toujours le moment de faire des paris
  • 3 critères préalables pour prendre des risques
  • On ose plus quand on n'est pas seule

Pourquoi ça devient plus difficile ?

Je me suis rendu compte d'un truc bizarre en quatre ans d'entrepreneuriat : c'était beaucoup plus facile au début pour moi de prendre des risques que maintenant.

Et c'est paradoxal parce qu'on dit toujours qu'il faut oser, qu'il faut se jeter à l'eau. Sauf que qu'oser au début, c'est facile.

Quand tu n'as jamais publié sur LinkedIn, tu n'as pas de statut à perdre.

Au pire, tu ne peux pas faire moins que zéro vue.

Pareil quand tu lances une offre, tu ne peux pas faire moins que zéro€

Mais, plus tu grandis et plus tu vas créer un standard de réussite à tes yeux.

Tu vas commencer à savoir quand une offre a marché, quand ton mois a fait son chiffre d'affaires.

Deux choses se passent alors :

Premièrement, tu vas créer un standard à tes yeux. Tu vas être capable de te juger là où avant tout était mieux que zéro. Tu vas plus ou moins réussir là-dessus. Et intérieurement de donner des “bons points” ou des “mauvais points”.

Deuxièmement, tu peux perdre une certaine forme de statut. Tu vas moins facilement prendre des risques parce que tu vas te dire : "OK, j'ai un business qui marche et qui fait 10 000 euros par mois." Je ne vais pas prendre le risque par exemple de changer de cible ou de changer de produit.

Du coup, ça fait peur parce que tu as quelque chose à perdre.

Finalement, le moment où il faut le plus apprendre à oser, ce n'est pas forcément au début - même si évidemment c'est important - c'est plutôt quand on a déjà eu des premières réussites.

En tout cas, moi c'est le sujet auquel j'ai été confrontée cette dernière année.

Dans cette newsletter, j'aimerais te partager les paris que j'ai faits.

Le but est de te faire un retour sur les paris que j'ai pris, pourquoi ils étaient risqués et pourquoi ça faisait peur.

Les 4 paris que j'ai pris cette année

1. Arrêter de vendre mon bootcamp LinkedIn

Le pari : En juin dernier, j'ai arrêté de vendre mon bootcamp LinkedIn.

C'était un pari osé parce que c'était le seul produit que je vendais. À ce moment-là, je faisais tout mon chiffre d'affaires dessus. Cette année, j'ai vendu pour plus d'un million de ce produit. Donc forcément, quand on a un seul produit et qu'on l'arrête, on fait zéro. C'était un pari financier et celui qui m'a fait le plus peur.

Comment j'ai réussi à prendre ce pari malgré tout :

Je me suis dit que ce n'était pas un arrêt définitif, que c'était une pause. Et que je pourrais reprendre après.

Ensuite, je me suis posé la question : "Est-ce que si je faisais ça pendant les trois prochaines années, est-ce que je serais heureuse ?" La réponse était non. Donc il fallait bien se réinventer à un moment. Je me suis dis, je préfère arrêter quand ça fonctionne et que j’ai confiance en moi plutôt que j’attendre que “ça se crash, et que je me sente trop nulle pour recommencer”. J’ai arrêté quand j’étais au sommet de mes résultats (en vente et en satisfaction)

Je me suis aussi demandé : "Est-ce que ça vaut le coup de changer, même si je divise ma marge par deux ?" Et la réponse était oui. Donc forcément ça m'a aidée.

2. Lancer mon mastermind en présentiel

Le pari : Mon nouveau produit, c'est le mastermind : deux jours en présentiel pour avoir de la hauteur sur ton business et prendre les bonnes décisions.

Pourquoi c'était risqué :

Le présentiel, ce n'est pas un produit digital. Donc forcément il y a moins de marge. Ce n'est pas scalable. Je suis consciente que j'ai un nombre limité de places. Je ne pourrais pas faire un chiffre d'affaires illimité, sauf si je commence à recruter une équipe, ce que je ne veux pas en tout cas aujourd'hui.

C'est un pari aussi parce que c'est plus dur à vendre. Dans le sens où il y a des dates précises et donc les gens ne sont pas toujours disponibles. En plus, il faut se déplacer. Donc notamment moi, je m'adresse à des femmes qui doivent organiser leur emploi du temps. C'est vraiment dur pour elles de sortir de leur réalité, même si c'est ce qui va le plus les aider.

Ce qui m'a aidé à prendre le pari quand même :

Le fait de faire quelque chose qui pour moi apporte énormément de valeur et que peu de gens ont le courage de faire. Je me suis dit : "Si moi je ne le fais pas, alors que j'ai un confort financier, qui va le faire ?" Quelque part, je me suis dit : maintenant que j'ai gravi ma première montagne et que j'ai de l'argent, c'est à moi de faire ça.

Deuxièmement, ce qui m'a aidé, c'est le fait que je faisais déjà ça gratuitement. En réalité, j'organise déjà des masterminds avec mon entourage entrepreneurial. C'est toujours moi qui organise, toujours moi qui fais les séquences, c'est moi qui book tout.

J'ai déjà de l'expérience dessus et j'ai énormément de plaisir. Donc c'est juste être payée pour quelque chose que je fais déjà. Et ça, ça m'a rassurée sur aussi mes compétences d'être capable de le faire.

Je suis trop fière parce que la session du 6 et du 7 novembre est complète.

Je lance une deuxième date pour mon Mastermind

La première session du Mastermind s'est remplie tellement vite que je lance une deuxième édition avec un nouveau thème :

2 jours pour prendre les décisions stratégiques de ton année 2026

Si tu stagnes, tu doutes de tes choix, tu passes plus de temps dans ton business que sur ton business… alors ce mastermind est fait pour toi.

Au programme : vision claire pour 2026, décisions tranchées sur tes offres et ta structure, plan d'action priorisé, et un réseau d'entrepreneuses ambitieuses pour te challenger.

📅 11 & 12 décembre 2025 – Paris 11e
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3. Me lancer sur YouTube avec des sujets audacieux

Le pari : Me mettre sur YouTube.

C'est un pari risqué parce que j'ai zéro audience là-bas, que je ne sais pas du tout faire de vidéo, je ne suis pas du tout à l'aise. Le temps que je passe à faire une vidéo YouTube, je pourrais au moins faire dix posts LinkedIn parce que je sais déjà comment faire.

Mais surtout j’ai traité des sujets comme

  • Comment je me suis fait arnaquée de +10k€ dans mon projet immobilier
  • Mon expérience introspective avec les champion hallucinogènes
  • La découverte de mon autisme et l’impact que ça a eu sur la gestion de mon business

Tous ces sujets sont polémiques en un sens à cause d’eux je pourrais perdre des clients et / ou déplaire à beaucoup de gens.

Ce qui m'a fait prendre ce pari quand même :

L'amusement que je peux avoir à faire des vidéos YouTube. Le fait que moi aussi je consomme des vidéos YouTube et que quelque part j'ai envie d'être découverte comme moi je découvre d'autres créatrices sur ce format-là.

Je me suis demandé à partir de combien de vues je serais contente de mes vidéos. En réalité, ce qui compte pour moi, ce ne sont pas les vues. C'est plutôt de créer une audience fidèle et engagée.

Donc, mon but n'est pas de faire des super productions comme Léna situation. C'est juste d'avoir une audience fidèle qui est là, qui regarde et à qui j'apporte de la valeur. Ça m'a beaucoup reconnectée et ça m'a donné envie de faire, même s'il y a 100 personnes qui regardent.

4. Donner une conférence en jogging

Le pari : Donner une conférence en jogging devant 300 personnes

Pourquoi c'était risqué : Je suis montée en jogging sur scène là où avant j'aurais mis une chemise et je me serais apprêtée. On a l'habitude de mettre des "appareils de crédibilité", c'est un peu comme un costume de scène. On se dit qu'avec une chemise, les gens auront plus confiance en nous, ça fait plus sérieux. Je ne pouvais pas compter sur l'apparence, il fallait que je donne du fond.

Comment j'ai fait pour quand même le faire : Je me suis posé la question : "Quelle image de Nina j'ai envie de donner ?" Est-ce que j'ai envie de donner l'image de la Girlboss qui réussit tout ? Ou est-ce que j'ai aussi envie de partager mes doutes et de me connecter aux émotions ?

La Nina Girlboss qui réussit tout, c'est super, c'est une super prof qui enseigne plein de choses. Mais la vraie vérité aujourd'hui, c'est que ces femmes qui sont en face de moi et qui entreprennent ont les mêmes doutes, partagent les mêmes choses.

Le meilleur cadeau que je puisse leur faire, en plus de leur expliquer ce que j'ai appris, c'est de leur montrer que je doute quand même et que je vis malgré tout.

Que le doute fait partie de l'aventure et que ce n'est pas parce qu'il y a du doute qu'elles doivent arrêter.

Ce n'est pas toujours le moment de faire des paris

Il y a des moments où ce n'est pas le moment de prendre des risques. Parfois, quand il y a quelque chose qui fonctionne bien et que tous les curseurs sont au vert - les curseurs de réussite (ça fonctionne avec les clients) et les curseurs de kiff - ça ne sert à rien de se dire : "Je vais prendre un risque juste pour prendre un risque."

Aussi, ça ne sert à rien de prendre un risque quand ce n'est pas le bon moment pour nous. Par exemple, si je viens d'accoucher et que je repars de zéro, ce n'est pas le moment de lancer une nouvelle offre.

Par contre, il y a des moments où prendre un risque est la meilleure chose à faire. Dans mon cas, j'avais besoin de prendre ces risques pour me reconnecter au message que j'avais envie de transmettre.

3 critères préalables pour prendre des risques

1. Accepter d'échouer

Pour prendre des risques, il faut surtout accepter d'échouer. J'ai accepté profondément que je pouvais diviser ma marge par deux voire trois en changeant de produit.

J'ai accepté qu'en repartant solo, j'allais devoir faire des tâches et potentiellement les faire moins bien. Et surtout, accepter que ça peut foirer et que je peux rater.

D'ailleurs, j'ai raté aussi, notamment des posts, des épisodes de podcasts. Mais le fait de rater, c'était cool aussi parce que je me suis amusée et que je me suis connectée aux problèmes de ma cible : des gens qui font des trucs et qui ratent.

Et ça, c'est la vie de tous les entrepreneurs.

2. Se sentir safe et évaluer les bons indicateurs

Pour oser, pour prendre des paris, il faut se sentir en sécurité. Il ne faut pas y mettre sa valeur. Il faut évaluer les bons indicateurs.

Moi, je me suis dit : "Je mesure la réussite, pas au résultat final, mais au plaisir que je vais avoir."

Du coup, ça ne me donnait pas l'indicateur de ma valeur.

Je ne me disais pas : "Si je fais trois ventes, je suis nulle."

Je me disais : "Si je fais trois ventes, est-ce que je me suis amusée ?"

Et si la réponse était oui, c'était gagné.

3. Se sentir libre

Pour oser, pour faire des paris, il faut aussi se sentir libre. J'ai réussi à le faire quand je ne dépendais plus d'autres gens.

Quand j'avais une grosse équipe, je me disais : "Chaque choix que je vais faire va impacter les gens. Potentiellement, du jour au lendemain, je ne pourrais plus les embaucher, je ne pourrais plus les payer." J'avais tellement peur de ça que je n'osais plus parce que je me sentais vraiment enfermée.

Le fait de lâcher pas mal de choses, même si ça me rapportait de l'argent, ça m'a rapporté du confort et ça m'a autorisée à me remettre en risque parce que j'engageais que moi.

Je ne dis pas que c'est pour tout le monde comme ça.

La question à se poser, c'est : "Qu'est-ce qui pourrait m'aider à reprendre des risques ?"

Moi, en l'occurrence, c'était ne plus avoir personne dans mon équipe qui dépende de mes résultats pour être payé à la fin du mois.

On ose plus quand on n'est pas seule

C'est la dernière leçon que j'ai apprise

Tous les paris que j'ai pris cette année, je ne les aurais jamais pris sans m'entourer d'autres entrepreneuses qui m'ont challengée, rassurée, et poussée à aller plus loin.

Oser arrêter mon bootcamp, lancer un mastermind en présentiel, parler de sujets audacieux sur YouTube – aucune de ces décisions n'aurait été possible en restant seule dans ma bulle.

Si en 2026, tu veux toi aussi :

  • Prendre des décisions stratégiques que tu repousses depuis des mois,
  • Être entourée d'entrepreneuses ambitieuses qui te challengent (vraiment),
  • Savoir exactement quels risques prendre et comment les mesurer,
  • Repartir avec un plan d'action clair pour ton prochain palier,

Alors la session du Mastermind dédiée à ta projection 2026 est faite pour toi.

📅 11 & 12 décembre 2025 – Paris 11e

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Les candidatures sont ouvertes.

à très vite,