Les entrepreneuses de la deuxième montagne
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Il y a quelques semaines, j'ai lu The Second Mountain de David Brooks. Ce livre parle de deux montagnes qu'on gravit dans notre vie entrepreneuriale. La première montagne, c'est celle de la réussite selon les standards. Le chiffre d'affaires. L'équipe. La visibilité. La reconnaissance. Tous ces objectifs qu'on se fixe quand on se lance. La deuxième montagne, c'est celle du sens. Quand tu te rends compte que tous ces objectifs externes ne te rendent pas heureuse. Quand tu commences à te demander : "Qu'est-ce qui ME fait vibrer, moi ? Qu'est-ce qui a vraiment du sens ?" Quand tu reconstruis ton business sur tes propres critères. Entre les deux, il y a la vallée de la mort. La crise. Le moment où tout s'effondre. Je lis ce livre maintenant parce qu'aujourd'hui, j'accompagne des entrepreneuses qui sont exactement dans cette transition-là. Celle dont personne ne parle sur LinkedIn. Celle qui fait peur, qui est anxiogène. Et moi-même, je l'ai vécue. Dans cet article, je vais te raconter :
Mais avant ça.... En mars a eu lieu la 6ème promotion des Patronnes à ParisPendant 48h, j'ai travaillé avec 5 entrepreneuses de la deuxième montagne. L'une d'elles m'a dit : "Pour la première fois, je vois exactement où je vais. Je ne vais plus m'épuiser à tester des solutions qui n'ont pas de sens pour moi."
Une autre : "Le parcours m'a débloquée intellectuellement. Il m'a permis de casser mon plafond de verre que je m'étais en grande partie fixé toute seule." C'est exactement pour ça que j'ai créé Les Patronnes. Pour les entrepreneuses qui ont déjà réussi la première montagne. Et qui sont coincées au sommet. Si ton business tourne. Mais :
La promesse des Patronnes✦ Plus de temps Tu sors de l'opérationnel. Tu reprends le contrôle de ton agenda. Tu peux partir en vacances sans que tout s'effondre. ✦ Plus de plaisir Tu retrouves ce qui te fait vibrer. Tu diriges ton business au lieu d'être dirigée par lui. Tu reconstruis sur ce qui a du sens pour toi. Tu passes de "qu'est-ce que je dois faire" à "qu'est-ce que j'ai envie de faire". ✦ Plus de rentabilité Tu augmentes ta rentabilité pour gagner en confort sans perdre en niveau de vie Comment ça marche concrètement✦ 2 jours d'immersion intensive à Paris On décortique ton business. Tu construis ta roadmap stratégique personnalisée pour les 3 prochains mois. ✦ 3 mois de coaching business privé avec moi 1 session par mois pour déployer vraiment ta stratégie. Je deviens ta partenaire stratégique : je connais ton business par cœur, je te pousse, je t'empêche de reculer quand ça devient inconfortable. On ajuste ton plan chaque mois en fonction de ce qui a marché (et de ce qui a coincé). ✦ Un groupe de 5 patronnes maximum Des femmes qui jouent au même niveau que toi. Qui comprennent ce que c'est de gagner bien mais d'être crevée. Qui vivent les mêmes dilemmes. Un espace safe où on partage les vraies galères. La session d'avril ouvre ses candidatures. Il reste 2 places. Je sélectionne chaque dossier personnellement. On programme un appel de candidature de 30 min où je fais un mini-audit de ton business. Si ta candidature est retenue, on avance. La première montagne : La réussite selon les standardsLa première montagne, c’est la réussite selon les standards. Les standards entrepreneuriaux qu'on intègre sans même s'en rendre compte. Quand tu te lances, tu as une vision très claire de ce que signifie "réussir". Pour moi, c'était simple : atteindre un million d'euros de chiffre d'affaires. C'était mon cap. Mon objectif ultime. Ma définition du succès. Pour Sophie, une de mes clientes, c'était différent. Elle voulait quitter son poste de RH chez L’Oréal et vivre de son activité. Avoir ses propres clients. Faire 150k€. Organiser son emploi du temps comme elle le voulait. Pour Marie, une autre cliente, c'était monter une équipe. Elle voulait créer une boîte avec des gens qu'elle aime. Avoir 14 personnes autour d'elle. Construire quelque chose de solide. Mais au fond, on cherche toutes la même chose : l'indépendance financière, la liberté d'organisation, la reconnaissance. Un business qui tourne. Les standards qui définissent ta première montagneIl y a plusieurs types de standards dans l'entrepreneuriat. Et tu en cibles au moins un, peut-être plusieurs.
Tu te reconnais dans au moins un de ces standards. Moi, j'étais à fond sur le chiffre d'affaires et la taille de l'équipe. Sophie, c'était le CA et la liberté. Marie, c'était l'équipe. Et ces standards, ils ne sortent pas de ton imagination. Ils sont partout autour de toi. Regarde les posts LinkedIn. Les gens parlent de leurs résultats chiffrés. "J'ai fait 300k€ ce mois-ci." "J'ai passé les 100k abonnés." "J'ai recruté ma 10ème salariée." Va à un événement networking. Les premières questions qu'on te pose : "Tu fais quoi ?" "Tu as combien de clients ?" "Tu es toute seule ou tu as une équipe ?" "Quel chiffre d'affaires tu fais ?" Lis les témoignages de réussite dans les médias. On célèbre toujours les mêmes choses : la croissance rapide, les équipes qui grossissent, les chiffres qui explosent. J'ai été pendant des années dans un mastermind où on parlait de ça. 100k€, puis 1M€, puis 10M€. C'était la course. Toujours plus. Toujours plus haut. Toujours plus vite. Ces standards, c'est le miroir de ce que la société attend de nous dans l'entrepreneuriat. Et cocher les cases de ces standards, c'est déjà une première réussite. Une vraie réussite, d'ailleurs. Il ne faut pas minimiser ça. Atteindre 10k/mois quand tu partais de zéro, c'est énorme. Avoir tes 3 premiers clients, c'est énorme. Quitter ton CDI et vivre de ton activité, c'est énorme. Le problème, c'est ce qui se passe après. L'exemple de SophieSophie était RH chez L’Oréal. Un bon poste, un bon salaire. Mais elle s'ennuyait. Elle voulait plus de liberté, plus d'impact, plus de sens. Elle a quitté son job pour se lancer à son compte. Et très vite, elle a eu ses 3 premiers clients. En quelques mois, elle faisait +170 000 euros de chiffre d'affaires. Elle a coché toutes les cases de la première montagne : indépendance financière, liberté d'organisation, clients récurrents. Sur le papier, elle avait réussi. Sauf qu'au bout d'un an, elle s'est rendu compte qu’elle avait juste créé une boîte avec le même job. Un peu mieux payée. Un peu plus de liberté dans son emploi du temps. Mais fondamentalement, elle faisait la même chose qu'avant. Les missions ne la faisaient pas vibrer. Elle appliquait les mêmes process RH qu'elle appliquait chez L’Oréal, juste pour d'autres entreprises. Elle avait remplacé son patron par 3 clients qui lui donnaient exactement le même type de travail. Et au fil des mois, elle est devenue de moins en moins motivée. Parce que ça ne la faisait pas vibrer, elle ne renouvelait pas la machine. Elle ne prospectait plus. Elle ne créait plus. Elle perdait de la vitesse. Chaque journée devenait un peu plus lourde. Chaque mission un peu plus ennuyeuse. Elle avait de moins en moins de plaisir à travailler. Finalement, elle avait juste recréé la prison qu'elle avait quand elle était salariée. Avec plus de responsabilités et moins de sécurité. L'exemple de MarieMarie, elle, a vraiment réussi sa première montagne. 7 ans d'entreprise. 14 personnes dans son équipe. Des clients fidèles depuis 25 ans. Une boîte qui tourne bien financièrement. Sa fierté absolue c’est son équipe. "J'ai réussi à avoir autour de moi 14 personnes que j'aime profondément et avec qui j'ai un grand plaisir à travailler. C'est quand même un luxe que peu de gens ont." Objectivement, elle a tout pour elle. Sauf qu'elle m'a dit un truc lors de notre premier appel : "Je suis arrivée au bout. Pas au bout en termes de temps ou d'argent. Au bout en termes de plaisir." Elle y passe de moins en moins de temps. L'argent rentre. L'équipe est là. Mais elle ne vibre plus. "Aujourd'hui, c'est plus mécanique que... Je pense que j'ai besoin de redonner un souffle, un sens, quelque chose." Sa question c’est devenu : "Quelle est ma place dans MA boîte ?" Elle sent que l'équipe devient "molle du genou". Qu'ils perdent la fougue. Que tout est en mode routine. Et ça, ça la stresse. La dégringoladeLe point de basculeLe truc avec la première montagne, c'est que les personnes restent longtemps dans une situation moyenne. Pas assez bien pour être heureuses, mais pas assez mal pour changer. Parce qu'il n'y a rien qui les pousse à bouger. Les résultats sont là. Les clients paient. L'argent rentre. Donc pourquoi changer ? Sauf qu'en général, il y a toujours un élément de crise qui arrive. Un truc qui fait que tu ne peux plus continuer comme avant. Ça peut être :
Pour Tania, une autre de mes clientes, c'est le marché qui s'est rétracté. Elle a une entreprise de formation. Elle a recruté 10 salariés parce que ça marchait bien. Et puis d'un coup, moins de ventes. Plus de concurrence. Là où avant elle était seule sur son marché. Elle pourrait se battre pour remonter la boîte. Mais elle n'est plus vraiment motivée. Elle n'y croit plus. Donc ça part en décrépitude. Ce qui la retient c’est les coûts irrécupérables. Tout ce qu'elle a mis dedans. La peur de licencier des gens. La peur de lancer quelque chose de nouveau. Les fausses solutionsAvant d'accepter que le problème est plus profond, tu essaies de trouver des solutions de surface. Tu te dis : "OK, je vais me motiver." Tu lis des livres de développement personnel. Tu écoutes des podcasts inspirants. Tu te fixes de nouveaux objectifs chiffrés. Tu te dis : "Je vais vendre plus." Tu te lances dans une nouvelle stratégie marketing. Tu crées un nouveau produit. Tu investis dans la pub. Tu te dis : "Je vais recruter quelqu'un pour gérer les problèmes à ma place." Tu délègues. Tu embauches une assistante, une commerciale, une responsable opérationnelle. Tu te dis : "Je vais changer d'environnement." Tu déménages dans une nouvelle ville. Tu changes de bureau. Tu pars en workation à Bali. Sauf que ça ne fonctionne pas. Ce qui se passe vraimentAu bout d'un moment, les symptômes deviennent impossibles à ignorer.
Pour moi, le déclic est venu il y a quelques mois. Je me suis dit que j'allais relancer un challenge avec 10 000 personnes et une nouvelle promo du Bootcamp LinkedIn. C'était ma zone de confort. Je savais faire. Ça marcherait. Ça rapporterait des centaines de milliers d'euros. Mais je me suis arrêtée, parce que je me suis rendu compte que ce combat, il est déjà gagné. Il y a 4 ans, cette mission avait du sens. Il n'y avait aucune femmes qui publiait sur LinkedIn. Maintenant, il y en a des milliers. Je pense avoir contribué à ça. Faire un 6ème challenge, je ne pense pas qu'on ait besoin de moi là-dessus. Je n'avais plus la motivation de le faire. C'est la vallée. Et c'est à ce moment-là qu'arrive la deuxième montagne. La deuxième montagneLe changement de paradigmeTu passes de la motivation extrinsèque à la motivation intrinsèque. Avant, tu étais motivée par des récompenses externes : l'argent, la reconnaissance, le statut. Maintenant, tu es motivée par quelque chose qui vient de l'intérieur : l'accomplissement personnel, le sens, l'impact. Et surtout, tu remets en question ta hiérarchie de valeurs. Les choses qui comptaient avant ne comptent plus autant. Et des choses que tu négligeais avant deviennent essentielles. Recréer tes idéaux de réussiteConcrètement, ça veut dire que tu changes complètement ta définition du succès. Exemples de nouveaux critères de réussite
CA seul → marge + temps + kiff : 1M€ de CA avec 60% de marge, 50h de travail par semaine et un kiff à 3/10, ce n'est pas la même chose que 500k€ de CA avec 80% de marge, 25h de travail par semaine et un kiff à 9/10.
Visibilité → Connexion authentique Avant : maximiser les followers et les likes. Aujourd'hui : 500 personnes qui lisent vraiment, appliquent vraiment, transforment vraiment leur façon de travailler.
Croissance → Pérennité Avant : recruter pour scaler. Aujourd'hui : construire un modèle qui tient sur la durée sans me cramer.
Reconnaissance externe → Alignement interne Avant : ce que les autres pensent de ma réussite. Aujourd'hui : est-ce que je me couche fière de ma journée. Ce que ça change au quotidienSophie m'a dit : "J'ai un esprit créatif, j'aime bien... J'ai un petit côté foufou, je sais que je ne fais pas les choses comme tout le monde et j'aime ne pas les faire comme tout le monde. Mais je reviens toujours un peu à ce qu'on attend de moi, gentiment. Et on se fait fondamentalement chier." Marie, elle, cherche autre chose : "Quelle est ma place dans MA boîte ? J'ai besoin de redonner un souffle, un sens, quelque chose." C'est exactement ça. Passer de "ce qu'on attend de moi" à "ce qui me fait vibrer". Le FOMO de la première montagneLe plus dur avec la deuxième montagne, c'est de ne pas rebasculer vers la première. Parce que la tentation est là. Tout le temps. Tu vois des posts LinkedIn de personnes qui font 500k€/mois. Tu te dis : "Putain, moi aussi je pourrais faire ça si je voulais." Tu vois une collègue qui recrute sa 20ème salariée. Tu te dis : "J'aurais pu avoir ça." Tu reçois une proposition de collaboration ultra lucrative, mais qui ne correspond pas à tes valeurs. Tu te dis : "C'est beaucoup d'argent quand même..." Et c'est vrai. Tu sais que tu PEUX réussir selon l'ancienne version du succès. Tu as les compétences, l'expérience, le réseau. Tu pourrais revenir en arrière et cartonner selon les standards de la première montagne. Mais tu CHOISIS de ne pas le faire. Et ce choix, tu dois le faire tous les jours. Parfois plusieurs fois par jour. Prenons l'exemple de Sophie.Rebasculer pour elle, ça voudrait dire accepter de nouveaux clients RH classiques parce qu'ils paient bien, même si les missions ne l'inspirent pas. Ça voudrait dire refaire ce qu'elle sait faire, ce qui est facile, ce qui est rentable, mais qui ne la fait pas vibrer. Ça voudrait dire abandonner son projet de créer quelque chose qui nourrit sa part créative, parce que c'est plus long à mettre en place et moins rentable à court terme. S'entourer différemmentL'autre grande difficulté, c'est que tout le monde autour de toi ne va pas comprendre ce changement. Parce que tu évolues dans des écosystèmes qui valorisent un certain type de réussite. Et si tu changes tes critères de réussite, tu ne rentres plus dans le moule. Les personnes qui te "trigger" Il y a des personnes qui, sans le vouloir, vont réactiver en toi l'envie de la première montagne. Celle qui te demande : "Alors, ton chiffre d'affaires a progressé ?" alors que tu viens de vivre un mois incroyable en termes d'impact humain. Celui qui te dit : "Mais pourquoi tu refuses ce contrat à 50k€ ? C'est n'importe quoi !" alors que ce contrat ne correspond pas à ta nouvelle vision. Celle qui te montre ses résultats Instagram en te faisant sentir que tu devrais faire pareil. J'avais une amie super proche comme ça. On avait les mêmes problématiques avant. Et maintenant, elle est toujours dans cette course au "toujours plus". Je ne me reconnais plus dans ses discours. Ces personnes ne sont pas toxiques. Elles ne veulent pas te faire du mal. Mais elles vivent encore sur la première montagne. Et leurs valeurs ne sont plus alignées avec les tiennes. Aujourd'hui, les personnes dans mon cercle, ce sont des personnes qui sont beaucoup plus dans les mêmes questionnements. Des personnes qui ont déjà réussi et qui aujourd'hui sont plus dans une quête de "qu'est-ce que j'ai ENVIE de faire" plutôt que "qu'est-ce que j'ai BESOIN de faire" ou "qu'est-ce que j'ai BESOIN de prouver". Ces personnes sont plus rares. Mais elles existent. Et quand tu les trouves, ça change tout. Où en es-tu ?Peut-être que tu gravis encore ta première montagne, et c'est très bien. Continue. Il faut la grimper. Il faut construire. Il faut acquérir des compétences, un réseau, des ressources. Peut-être que tu es au sommet et que tu te sens vide, et tu ne comprends pas pourquoi. Tu as tout ce que tu voulais. Et pourtant. Peut-être que tu es dans la vallée, en pleine crise, et que tu ne sais plus où aller. Tout s'effondre et tu as peur. Peut-être que tu es en reconstruction. Que tu as lâché des choses. Que tu essaies de te réinventer. Et que c'est dur. Où que tu sois, je voulais juste te dire ça : Si tu te sens décalée par rapport aux standards de réussite qu'on te montre partout, ce n'est pas parce que tu es en train d'échouer. C'est peut-être parce que tu es en train de changer de montagne. Et ça, personne ne t'en parlera dans un post LinkedIn à 10 000 likes. Nina P.S. : Si tu te reconnais dans Sophie, Marie ou Tania, réponds à cet email. Dis-moi où tu en es. Je lis tous les retours. PPS : La session d'avril des Patronnes ouvre ses candidatures 👉 Candidater ici |